Revue de presse

Les médias brésiliens très déçus par le match nul contre la Suisse

Malgré un but un peu contesté de la Nati ce dimanche à Rostov-sur-le-Don, les commentateurs ne sont pas tendres avec les Auriverde, qui ne se sont pas montrés à la hauteur de l’enjeu

Au terme d’un week-end de rêve qui avait déjà vu le Vaudois Sébastien Buemi remporter les 24 Heures du Mans avec ses deux coéquipiers et Roger Federer retrouver «sa» place de numéro un mondial juste avant de s’imposer finalement sur le gazon de Stuttgart, les footballeurs suisses ont donc réalisé un bel exploit ce dimanche à Rostov-sur-le-Don en arrachant le nul aux Brésiliens (1-1). Pas très encourageant, du coup, pour les médias du plus grand pays d’Amérique latine – favori du tournoi mondial en Russie –, qui sont assez remontés contre le but «discutable» de Steven Zuber.


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«La performance du Brésil a été décevante», pour O Globo, «mais aucun des favoris n’a bien joué au premier tour», ajoute le quotidien de Rio de Janeiro, comme pour justifier cette contre-performance et en allusion à peine voilée au plus «tragique» 1-0 du Mexique contre l’Allemagne ou aux matchs très moyens de l’Argentine et de la France. Si «nous avons des joueurs rapides et compétents, ajoute-t-il, contre la Suisse, le Brésil a montré tout le contraire», malgré «la pression» que les joueurs ont mis sur la Nati, mais de manière «stérile».

La Folha de S. Paulo est, elle, bien plus dure envers les Auriverde, jugeant que l’équipe «trébuche en jouant son pire match depuis quarante ans en Coupe du monde», avec un Neymar qui a quitté le stade en boitant. Auparavant, la vedette brésilienne avait disposé «d’espaces de jeu très suffisants», mais le collectif a commis «tant de fautes»! «Nous savions que ce serait difficile contre une grande équipe», a dit à ce journal le joueur Philippe Coutinho: «Nous n’avons pas obtenu ce que nous cherchions et n’avons pas montré assez de bon jeu.»

C’est «la douche froide» pour un collectif bien «peu inspiré», selon le Jornal do Brasil. Qui a pourtant été «supérieur la plupart du temps», mais a subi «un préjudice de la part de l’arbitre». Une performance «timide» et «lente», contrairement à celle des Suisses, «qui n’ont eu peur de rien». O Dia, de son côté, pense que les deux équipes étaient vraiment «d’une valeur égale». Mais Adenor Leonardo Bacchi, dit Tite, le coach du Brésil, estime que le fameux but «litigieux» des Helvètes ne constitue «pas une excuse» pour cette «chute» de la Seleçao et qu’il «ne peut concevoir pareil jeu à un tel niveau». Les commentateurs de TF1, qui diffusait ce match, ont dû revoir leur jugement au fur et à mesure que le temps passait, reconnaissant tout de même, contrairement à ce que dit ce tweet, la valeur d’une équipe montante.

Certes, «le milieu offensif d’Hoffenheim a joué des coudes et des bras pour se libérer du marquage de Miranda, mais aucune faute n’a été relevée par le corps arbitral et le Brésil devait donc repartir à l’attaque», indique L’Equipe. «La Suisse, consciente qu’il n’était pas évident» d’en vouloir davantage, «s’est repliée dans son camp». Pour le Brésil, «la situation n’est pas dramatique», mais la Seleçao n’a de loin pas atteint son niveau, et «comme les autres cadors présents en Russie, elle a encore un long chemin à parcourir».

Une part de chance, aussi

Neymar, toujours lui, a été «décevant», auteur d'«une performance bien en deçà des attentes», selon le quotidien sportif espagnol Marca, et il n’a pas «réussi à se débarrasser d’un Valon Behrami qui l’a suivi comme son ombre». Bref, «la Suisse a gâché la fête du Brésil», pour l’allemand Kicker: «Dans un match intense, les Confédérés ont titillé les nerfs du quintuple champion du monde et emporté un point malgré un jeu très en retrait. La Nati a aussi eu, dans ce jeu, la part de chance nécessaire.»

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