Revue de presse

Les médias célèbrent la «Guy Pride» de Parmelin

Le canton de Vaud a fêté jeudi son nouveau conseiller fédéral. Florilège de perles médiatiques en ce jour bardé de «Guy Rlandes», où tout le monde s’est un peu lâché pour honorer «le gamin du coin». C’était vraiment bonnard

Une vraie «Guy Pride», comme on l’a vu sur une affichette ce vendredi matin en ville de Lausanne. La fierté de Guy (Parmelin). On a bien aimé cette formule, qui est aussi le titre de 20 Minutes, un peu décalé, mais si juste, repris de la bouche du charismatique Daniel Rossellat, directeur du Paléo Festival et syndic de Nyon, là où aboutit cette «fiesta de derrière les fagots»:

«De Berne aux rives du Léman», le tout s’est déroulé dans une «ambiance bon enfant avant l’arrivée des choses sérieuses». C’était le #ParmelinDay, comme «la twittosphère a baptisé la journée de jeudi, consacrée aux célébrations pour l’élection du Vaudois au Conseil fédéral».

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Un internaute du journal gratuit commente: «Allez! On se lâche puisque c’était la fête à Guy dont le canton de VD est si fier! Après sa Guy «Pride», Guy se mit à danser gaiement sous les Guy Rlandes tout en jouant de la Guy Tare. Là, pleins de Guy Nioles lui firent des Guy Lis guilis. La tête dans le Guy Don, il décida de partir se reposer quelques jours sous le gui en Guy Née. Voilà voilà…»

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Incroyable, comme il est «bonnard», ce Guy, écrit un autre. Alors qu’une troisième, pas folle la guêpe, constatant que «c’était comme rencontrer le Père Noël», se méfie tout de même un peu: «Attendons de voir ces capacités.» Mais en attendant, donc, quelle ambiance du tonnerre, et quelle bonne humeur, même les «Köbis» étaient là:

En attendant encore, «la fanfare démarre une musique rythmée et festive. Pourquoi pas une adaptation du hit de Madonna «Who’s that Guy?» se demande Arcinfo, qui reprend le reportage en live de La Côte. Non, c'est avec ses «fanfares diverses, milices vaudoises» et «anciens dragons» que «le canton avait déployé tous ses atours», dit Le Matin. Même un «survol de la gare de Nyon par des PC 7», que tout le monde a entendu mais personne n’a vu, pour cause de brouillard.

Mais «GP est un génie… il a trouvé un train qui fait halte à Nyon!», référence cocasse d’un lecteur du quotidien orange aux vicissitudes causée par le nouvel horaire des CCF. Pour la petite ville vaudoise, c’était quand même «un challenge de dingue», selon 24 Heures. La journée avait commencé très tôt. «Nappée de brouillard, la place Perdtemps» s’était vidée, «les dernières voitures» désobéissantes sur le parking central avaient été «emmenées à la fourrière, les dernières feuilles mortes […] soufflées loin du passage». Les lieux devaient «être nickel pour accueillir les 600 invités».

L’article du «grand quotidien vaudois», qualifié d'«exhaustif» par Google – on n’en attendait pas moins – cite le conseiller d’Etat genevois Luc Barthassat, qui paraît-il a glissé: «Je suis venu fêter le conseiller fédéral du Grand Genève. Plus sérieusement, Guy est un bon copain, nous étions tout le temps ensemble à Berne avec Christian Lüscher et Céline Amaudruz.»

24 Heures précise encore – si besoin était – qu'«à Nyon, on fêtait […] le gamin du coin». Mais «ça doit lui faire bizarre à Guy, tout ce monde. Il est tellement humble», sourit Jean-Michel Dufour. Président du Conseil communal de Gilly, il était avec des amis au stamm de l’UDC Suisse ce mercredi 9 décembre, à Berne. A leur table, les deux bouteilles du vin que signe Guy Parmelin avaient fait le tour des télévisions.»

Mais concluons avec le site Albinfo, spécialisé dans l’actualité des albanophones en Suisse, qui écrit: c’est Ibraim Zili, Albanais de Macédoine qui «avait attiré toute l’attention des médias» en 2007 pour son courage et sa résilience après qu’il eut fui la guerre de Yougoslavie, mais qui, «dix ans plus tard, bouillonnait «dans le stress», la commune de Nyon l’ayant contacté «pour organiser en à peine deux-trois jours la réception, […] assurer le service pour plus de 750 personnalités (entrée, plats, dessert et café).» Un «potentiel inépuisable qu’Ibraim a su cultiver grâce à son parcours à lui, celui de migrant». Beau symbole.

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