Revue de presse

Les médias commentent le Grand Soir vert aux élections fédérales

Plus qu’un petit chamboulement, la percée des deux partis écologistes marque aussi l’émergence de nouvelles forces politiques à Berne, plus jeunes et plus féminines. Qui sont mises face à leurs responsabilités

S’attendait-on à pareil remue-ménage? Oui, tout le monde le prévoyait, mais sans doute pas dans cette ampleur. Le mouvement politique que la Suisse a connu ce dimanche est de ceux qui feront date – et mentir le vieil adage d’un système conçu pour favoriser l’immobilisme. Il est sans aucun doute comparable aux effets spectaculaires de l’introduction de la proportionnelle il y a cent ans et à l’énorme progression de l’UDC au Conseil national il y a deux décennies, en 1999.


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Vingt ans plus tard, on peut parler de Linksrutsch (glissement à gauche), comme on a parlé de Rechtsrutsch en 2015. On a aussi entendu, sur les ondes de la SSR, les termes un brin excessifs d’«ouragan» ou de «tsunami» – c’est également le titre du Corriere del Ticino – pour qualifier la fameuse «vague verte» qui a déferlé sur ces élections fédérales 2019. Et si les médias s’attendaient à cette progression des deux partis écologistes, la plupart admettent qu’ils ne l’imaginaient pas si «forte», ni si «puissante», «impressionnante» ou «décoiffante». Résultat: «Les Verts rient», écrit le Journal du Jura tandis que le Jura bernois pleure son siège francophone au National.