Les cas d’impasse thérapeutique sont plus fréquents qu’on ne pourrait le penser. On songe d’abord bien sûr aux maladies graves, comme les cancers ou les alzheimers, maladies pour lesquelles les traitements cessent d’être efficaces, respectivement n’existent simplement pas. On se souvient aussi des 6000 à 8000 maladies rares recensées, qui chacune ne frappent que peu de patients, mais ensemble finissent par affecter près d’un demi-million de personnes en Suisse. On pense encore aux enfants pour lesquels les traitements conçus pour des adultes ne sont pas toujours appropriés. De même parfois pour les patients très âgés ou les femmes enceintes. Dernier cas de figure dont on entend de plus en plus parler: les ruptures de stock qui font qu’un médicament cesse provisoirement – et souvent brutalement – d’être disponible sur le marché suisse.