Les deux événements racontent, aux yeux de L’Opinion, «la même histoire, celle d’un clivage générationnel en passe de ruiner la cohésion nationale». Mais après la décade psychodramatique qui a vu la presse britannique et mondiale s’occuper des aventures de la duchesse et du duc de Sussex, on en viendrait presque à oublier que le Brexit, le vrai cette fois, demeure agendé au 31 janvier prochain, c’est-à-dire à peu de chose près… demain. Et pendant ce temps, le premier ministre chargé de mener la danse outre-Manche, le toujours imprévisible Boris Johnson, s’affaire à organiser un avenir vivable pour le royaume désuni.

«On the white cliffs»…

«Epais brouillard sur la Manche. Le continent est isolé» («Fog In Channel, Continent Cut Off»): «Cette manchette de journal apocryphe [attribuée au Times de Londres, en 1957, mais très contestée sur sa véritable origine] est censée illustrer l’insularité des Britanniques. D’un point de vue climatique, rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité en ce jour où, depuis un ancien poste d’artillerie au sommet des falaises blanches de Douvres, je scrute l’horizon. La vue est imprenable. Droit devant, on distingue la pointe renflée du cap Gris-Nez, la langue de terre française la plus proche»…