D’une île à l’autre, un destin d’insulaire. Né en Corse, Napoléon est mort à Sainte-Hélène le 5 mai 1821. Au cours de sa vie, il aura également passé par l’île d’Aix, la Sardaigne, Malte, l’île d’Elbe et bien sûr l’île de la Cité, où il s’est autoproclamé empereur. Mercredi dernier, jour du bicentenaire de sa disparition, un collègue, me demandant si j’avais déjà un sujet pour cette chronique, s’étonnait du peu de films, en comparaison avec d’autres personnages historiques, mettant en scène Napoléon, tandis que des dizaines de milliers de livres lui ont été consacrés. Il m’a quand même parlé du chef-d’œuvre réalisé par Abel Gance dans les années 1920 et du projet inabouti de Stanley Kubrick. Il se souvenait aussi d’un téléfilm avec Christian Clavier.

N’en déplaise à un autre collègue qui n’en peut plus des articles publiés tous azimuts depuis une semaine sur Bonaparte et des commémorations officielles, impossible de ne pas rappeler ici qu’il a bel et bien traversé toute l’histoire du cinéma, depuis sa première apparition en 1897, au lendemain de l’invention du cinématographe, dans deux petites bandes Lumière: Signature du Traité de Campo-Formio et Entrevue de Napoléon et du pape.