Au lendemain du «niet» helvétique à un accord-cadre avec Bruxelles, Ignazio Cassis avait déclaré que ce qu’il fallait, avec l’Union européenne, c’était un «dialogue politique structuré». «Comme avec la Chine», avait précisé le chef des Affaires étrangères. Depuis 2017, une rencontre entre ministres des Affaires étrangères est prévue chaque année, en alternance dans l’un et l’autre pays. Mieux, ce dialogue s’inscrit dans une «Stratégie Chine» du Conseil fédéral, un document d’une trentaine de pages publié en mars dernier. La diplomatie suisse a donc un modèle: il n’est pas européen mais bien oriental.