J’adore le ski. Comme beaucoup de monde par ici. Je fais partie de cette cohorte de petits Suisses privilégiés qui skient depuis leur tendre enfance. Moi j’ai commencé à 3 ans et demi. D’ailleurs je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il y a un petit consensus dans la cohorte susmentionnée pour mettre les enfants sur les skis à 3 ans et demi. Tout cela est bien plus codifié qu’on ne l’imagine.

Au-delà du plaisir de la pente, qui reste le principe actif de cette atavique et glissante lubie, le ski est un déterminant socioculturel majeur au pays de Pirmin Zurbriggen. Un peu, ou beaucoup, le ski nous définit à bien des égards, nous les Suisses. Il y a ceux qui skient et ceux qui ne skient pas, d’abord. Ailleurs, ce n’est pas un sujet; ici, c’est un marqueur, dans un cas comme dans l’autre, pour ne pas dire une profession de foi.