Depuis bientôt trois ans, une lutte acharnée a lieu aux chambres fédérales autour de l’initiative pour des multinationales responsables. J’ai été conseiller national durant de longues années et toutes ces tergiversations me laissent pantois. Durant la session d’été à venir, le parlement décidera enfin s’il veut un compromis politique ou s’il suit obstinément le lobby suisse alémanique des multinationales.

Ce que l’initiative demande est une évidence. Les multinationales ayant leur siège en Suisse et leurs filiales doivent respecter les droits humains et les standards environnementaux quel que soit l’endroit où elles sont actives dans le monde. Faute de quoi, elles devraient rendre des comptes. Cela me paraît d’une logique implacable, particulièrement d’un point de vue libéral. En effet, un ordre économique libre nécessite des conditions-cadres claires. Les multinationales sont tenues de respecter certaines règles élémentaires.