Il y a les révoltés, tel l’UDC Roger Köppel pour qui «le gang des sept Etats les plus endettés pratique du pillage de haut vol, du brigandage de chevalier (Raubritter)». Il y a ceux qui en appellent à la résistance, comme Philippe Nantermod, qui, sur les réseaux sociaux, «espère que le Conseil fédéral saura décliner avec toute la fermeté nécessaire le projet [du G7] d’imposition minimum des entreprises, ces Etats qui pèsent toujours moins lourd dans la balance mondiale mais qui se comportent encore comme des puissances coloniales». Il y a les fatalistes, à l’instar du président de la Commission de l’économie du National, Christian Lüscher, sur les ondes de la RTS: «Il est vrai que si un certain nombre d’Etats imposent un taux à 15% et obligent les Etats comme la Suisse à imposer à 15%, faute de quoi les entreprises seraient imposées à l’étranger, il faudra évidemment s’adapter.» Et puis il y a ceux qui cherchent déjà une astuce pour contourner les effets d’une décision qu’ils savent inévitable. Ministre des Finances de Zoug, Heinz Tännler évoque déjà des mécanismes comme les subventions à la recherche et au développement, les allègements pour les revenus de la propriété intellectuelle afin de demeurer attractif.