Le 12 février, les Suisses diront s’ils acceptent le principe d’une naturalisation facilitée pour les étrangers de la troisième génération. «Est-il normal, questionne Ada Marra, que dans la plupart des cas de figure, une personne née ici, dont les parents sont nés ici et dont les grands-parents sont arrivés en Suisse dans les années 1960, doivent passer par la même procédure de naturalisation qu’une personne en Suisse depuis douze ans».

Pour la socialiste vaudoise, à l’origine du projet, la réponse est claire: ce n’est pas normal. Dans un texte écrit pour «Le Temps», elle plaide pour une unification des conditions et la suppression, dans les cantons qui les connaissent encore, des critères supplémentaires, plus sévères, pour accéder au passeport suisse.

Lire son texte ici: «Pour que la Suisse reconnaisse ses propres enfants»: oui à la naturalisation facilitée de la troisième génération

Le consensus qui règne en faveur de cette révision est suspect, relève pour sa part le conseiller national UDC genevois Yves Nidegger, dont le parti est le seul à prôner le non. Dans une tribune également écrite pour «Le Temps», il observe que «la facilitation proposée ne s’adresse évidemment pas aux Européens immigrés de longue date, dont les enfants mineurs sont tous suisses, mais à ceux de provenance plus exotique ou qui auraient quelque chose à craindre de l’examen cantonal d’intégration aujourd’hui assorti à la procédure de naturalisation ordinaire, dont tous les enfants nés en Suisse remplissent les conditions, les années comptant double.

Lire son texte ici: «En Suisse, la nationalité s’hérite ou se mérite»: non à la naturalisation facilitée de la troisième génération


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