Le psychanalyste thurgovien Carl Jung considérait la pratique médicale comme une forme d’art. A l’inverse, on peut aisément affirmer que dans toute pratique artistique, il y a une dimension thérapeutique. Philippe Geluck, dont les aphorismes – les siens ou ceux qu’il fait prononcer au Chat – sont souvent aussi drôles que pertinents, avance d’ailleurs que «l’artiste est un malade qui essaie de se soigner en créant». De fait, l’histoire de l’art regorge d’exemples de grands disques enregistrés après un drame, de romans exorcisant un trauma, de peintures exprimant une douleur.