Parmi les reproches adressés ces derniers jours au Conseil fédéral l’un des plus fondés a trait au fait qu’il s’exprime trop peu, voire pas du tout sur les événements et la crise que nous traversons. Certes on ne saurait vouloir que le gouvernement commente au jour le jour l’évolution de la guerre. Mais l’opinion publique est en droit de savoir quelle orientation le Conseil fédéral compte suivre et quelles conséquences les turbulences actuelles peuvent avoir pour la population. Les risques de black-out et de pénuries notamment en matière d’approvisionnement énergétique et alimentaire ont été mentionnés, mais il devrait faire l’objet d’un examen constant. Dans le domaine de la politique étrangère, le besoin de mise à jour se fait sentir tout particulièrement.