Lors d’un dîner à Deauville, en avril 2005, Nicolas Sarkozy crie vengeance contre ceux

qui, à travers les pseudonymes de Paul de Nagy et Stéphane Bocsa (son nom complet est Nicolas Paul Stéphane Sarkozy de Nagy-Bocsa), l’ont placé sur les faux listings de Clearstream: «J’irai jusqu’au bout. Je n’ai rien à perdre. Il y aura du sang sur les murs. Lorsque je serai au pouvoir, on les pendra tous à des crocs de boucher!»

Sans aller jusque-là, le président et son entourage ont tout fait pour médiatiser l’affaire et attirer l’attention sur le rôle de Dominique de Villepin. Ainsi, son avocat, Thierry Her­zog, a fait circuler le bruit que le premier ministre aurait brûlé ses agendas pour camoufler ses rendez-vous avec Jean-Louis Gergorin. L’objectif était de diffuser au plus vite l’information – en fait erronée – sur Internet. Pour l’entourage de Dominique de Villepin, la hargne du président contre son ancien rival est devenue «obsessionnelle».

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