La pratique démocratique française, vue de Suisse, a souvent de quoi hérisser et interroger. L’omniprésence du pouvoir exécutif et la personnalisation extrême des décisions, dans les mains du président de la République élu au suffrage universel, ne correspondent en aucun cas aux traditions helvétiques de consensus, de respect du parlementarisme, et surtout de respect du peuple, ce pouvoir souverain de la démocratie directe.