Lorsque nous avons décidé de reporter le Forum des 100 du 30 avril au 25 septembre 2020, nous étions persuadés d’avoir pris une marge confortable. La 16e édition allait être celle du redémarrage en trombe après une parenthèse estivale – celle du semi-confinement. Nous avons très vite déchanté en passant par toutes les couleurs de l’incertitude et plusieurs variantes d’événements. C’est finalement notre plan C qui a prévalu: la formule 100% numérique, plutôt que les plans A (une rencontre entièrement physique, avec environ 1000 personnes) et B (un événement de taille réduite et une large extension en ligne).

Un thème post-covid revisité

Comme thème initial, nous avions choisi «Les Suisses face à l’intelligence artificielle». Au début de l’été, nous l’avons repensé, non sans un soupçon d’ironie, en titrant: «Post-covid: la technologie peut-elle nous sauver?» Ces temps agités exigent de nous adapter constamment aux circonstances. Nous travaillons ainsi d’arrache-pied à «remastériser» le programme du Forum des 100 avec quelque 25 orateurs inspirants, chacun dans son domaine: la santé, la mobilité, la finance, l’énergie, la formation, l’économie…

Un événement payant et virtuel, donc, réservé aux participants qui se seront inscrits à l’avance et qui pourront assister en direct à la plénière filmée au SwissTech Convention Center, en partenariat avec la RTS, et diffusée sur le site du Forum des 100 le matin du vendredi 25 septembre.

Pour le réseautage et les rencontres fortuites, les plateformes numériques laissent encore à désirer, c’est un euphémisme. Elles offrent, en revanche, des possibilités nouvelles. Grâce aux chats, les participants pourront: interpeller Klaus Schwab, le fondateur du World Economic Forum, qui vient de cosigner The Great Reset, un livre prospectif; dialoguer avec Marcel Salathé, l’une des chevilles ouvrières de l’application SwissCovid, et avec Didier Guzzoni, le coïnventeur chez Apple du système Siri; ou encore interpeller Sonja Betschart de WeRobotics. Les vidéos du Forum des 100 ainsi que celles du cycle de conférences prévues du lundi 28 septembre au vendredi 2 octobre seront ensuite disponibles en replay pour les inscrits.

L’animation virtuelle est un exercice nouveau pour les orateurs comme pour les journalistes-modérateurs du Temps. Les visioconférences obéissent en effet à des règles différentes de celles de tables rondes en «présentiel», pour reprendre un néologisme en vogue.

Des rencontres diverses

Le Forum des 100 n’est d’ailleurs que l’un des six rendez-vous organisés ou coorganisés par Le Temps d’ici à la fin de l’année. Parmi eux, le Forum Santé du 8 octobre et Forward, le forum de l’innovation pour les PME reporté à deux reprises et qui aura finalement lieu le 30 novembre prochain, seront également 100% numériques.

Nous nous demandions ce que peut apporter la technologie. Parce que les nouveaux outils permettent l’interaction et une forme particulière d’intimité, ils contribuent à nourrir la conversation engagée par la communauté du Forum des 100 et à sauver cette édition 2020. Ils ouvrent ainsi de fantastiques possibilités de renouveler l’événementiel à fort contenu journalistique. L’expérience ne fait que commencer. Nous nous réjouissons de la vivre avec vous, qui participez à ces rencontres. Quelle que soit la forme qu’il prend, le débat doit vivre et se poursuivre.

Programme complet et achat de billets sur: www.forumdes100.ch


Et les événements de la rédaction?

«Ces formats permettent aux participants plus de flexibilité»

Le groupe détenteur du Temps – Ringier Axel Springer Suisse romande – a décidé courant septembre, au regard de la situation sanitaire, de suspendre l’organisation d’événements dans nos locaux. Que ce soit dans notre rédaction de Lausanne, dans un musée, dans les murs d’une institution ou en plein air, la rédaction a ainsi dû stopper net une déferlante: depuis 2017, elle avait mis sur pied des centaines d’événements de ce type.

Concerts, visites, dédicaces, dégustations, débats, conférences, rencontres, cours, projets d’écriture, ou encore balades à vélo: Le Temps ouvre son site, ses pages et sa porte à ses lecteurs et lectrices en optant pour la proximité et l’exclusivité. «Pendant le semi-confinement, nous avons réussi à maintenir la plupart de nos événements en les faisant vivre directement sur notre site et les réseaux sociaux, explique Cédric Garrofé, le responsable. Nous allons garder le même élan ces prochaines semaines et développer notre offre en ligne.»

Pour ce faire, Cédric Garrofé mise sur les chats et les vidéos en direct. Ces formats permettent aux participants plus de flexibilité, car ces derniers peuvent envoyer leurs questions à l’avance, suivre l’événement en direct ou bien lire les réponses et regarder la vidéo plus tard. «Cette nouvelle approche semble plaire à nos abonnés, observe-t-il. Notamment à ceux qui ne peuvent se rendre à Lausanne ou à Genève, les deux villes où la plupart de nos rencontres sont organisées. Nous pensons la maintenir en partie, même lorsque le face-à-face sera de nouveau possible.»

En attendant, les visites de notre rédaction organisées le premier mardi de chaque mois seront maintenues en visioconférence, «mais toujours en groupe limité pour faciliter la discussion», précise-t-il. Un nouveau rendez-vous sera lancé ce mois-ci: un échange avec l’un de nos 250 blogueurs sur son thème de prédilection. C’est Pierre Brisson, président de la Mars Society Switzerland, qui ouvrira les feux mardi 29 septembre en s’attaquant à cette question: Faut-il aller sur Mars? Des conférences animées par nos journalistes ou des experts sont également prévues prochainement sur les élections américaines, sur l’initiative pour des multinationales responsables et le marché du travail. Chams Iaz

Pour participer à l’un de nos événements, inscription obligatoire sur notre site

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