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© Paléo / Nicolas Patault

(in)culture

Sur nos monts, quand Paléo…

Le festival nyonnais est un bel exemple de créativité suisse

Depuis le début de l’été, on vous parle dans Le Temps de créativité suisse. Il s’agit là de la quatrième des sept causes que nous défendons dans le cadre de notre 20e anniversaire. L’occasion de parler de ceux qui font la riche diversité de la Suisse, mais aussi de mettre en lumière des gens de l’ombre, à l’image d’une récente série de portraits de programmateurs musicaux.

Voir aussi notre galerie photo de Paléo

En parlant de ceux-ci, l’équipe qui est chargée du contenu artistique du Paléo Festival, dont la 43e édition s’achève dimanche, a un privilège rare: celui de savoir que, indépendamment de ses choix, le public sera là. Ce qui lui permet, en marge de la chasse aux têtes d’affiche, de proposer un nombre important de découvertes, de parfois prendre des risques.

L’histoire du Paléo est connue, et c’est un bel exemple de créativité suisse. C’est en avril 1976 que se déroule, dans la salle communale de Nyon, le First Folk Festival, lancé par deux amis, Daniel Rossellat et Jacques Monnier. Le premier est toujours le président du festival, tandis que le second est responsable de sa programmation. Ils restent tous deux d’une modestie et d’une sympathie à toute épreuve, ils ont le triomphe modeste, n’ont jamais oublié leurs racines hippies.

Ville éphémère

En 1977, le festival investit la prairie de Colovray, sur les bords du Léman. Devenu Paléo en 1983, organisé depuis 1990 à l’Asse, l’open air peut compter sur un public d’une fidélité sans faille venant aussi pour son aspect festif et convivial, un grand nombre de spectateurs réussissant l’exploit de ne voir aucun concert, ce que je n’ai jamais compris. Comme je m’agace chaque année du groupe aviné qui ne manque pas de me hurler dans les oreilles durant un concert attendu.

A lire: Daniel Rossellat: «Au Paléo, l’argent est un moyen, et non un but»

Ce qui m’impressionne le plus depuis 2002, année où j’ai pour la première fois eu la chance de faire le pèlerinage du Paléo avec un badge de journaliste, c’est l’organisation colossale qu’exige la manifestation, au-delà de l’accueil des spectateurs et artistes. Le Paléo, Daniel Rossellat le dit lui-même, c’est une ville éphémère de 50 000 habitants, avec toute la logistique que cela présuppose, avec ses quartiers, voire ses clans, à l’image de la fameuse Golden Team, l’équipe chargée de la Grande Scène.

Documenter les coulisses de cet événement monstre, en montrer la partie invisible, c’est la mission que s’est donnée la photographe Maud Chablais, à qui nous avons proposé une carte blanche. Le Paléo qu’elle révèle, et qu’elle magnifie en noir et blanc, ce n’est pas le Paléo des stars. C’est celui de ces milliers de bénévoles prêts à sacrifier vacances et sommeil pour être de la fête.


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