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En quelques mois, les relations entre la Russie et les Etats-Unis ont connu une évolution remarquable, passant d’un climat de quasi-Guerre froide à une ère de «bons sentiments»

En quelques mois, les relations entre la Russie et les Etats-Unis ont connu une évolution remarquable, passant d’un climat de quasi-Guerre froide à une ère de «bons sentiments». Trois facteurs ont contribué à ce revirement. L’arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche a permis à l’Amérique un retour au réalisme politique. L’aventurisme néo-conservateur promu par George Bush avait fait croire qu’il était possible de provoquer sans conséquences la Russie, rivale défaite de la Guerre froide: en installant un bouclier antimissile à ses portes sans concertation; en incitant l’Ukraine et la Géorgie à adhérer à l’OTAN pour pousser les frontières de l’Alliance aux portes de Moscou. Le deuxième changement, c’est l’effondrement brutal de l’économie russe en raison de la crise mondiale. Les revenus des hydrocarbures, grâce auxquels la Russie a pu retrouver son honneur et sa puissance sur la scène internationale, sont aujourd’hui en chute libre et obligent Moscou à revoir ses ambitions. Pour la Russie, coopérer avec l’Amérique, qui semble attacher beaucoup d’importance à ses relations avec Pékin, c’est une manière d’exister.

Enfin, deux dossiers montrent l’impérative nécessité d’une coopération américano-russe. L’Iran est en passe d’acquérir la capacité nucléaire. Mais les efforts pour l’éviter sont dans l’impasse en raison notamment des blocages de la Russie, dont les liens avec Téhéran sont relativement étroits. Un axe Moscou-Washington paraît la seule voie raisonnable pour faire pression sur la République islamique. De même, en Afghanistan, le soutien logistique russe est incontournable pour que la «guerre d’Obama» soit menée à bien.

A Genève, la rencontre entre Hillary Clinton et Sergueï ­Lavrov ne devrait être qu’un premier pas dans cette direction. On en saura davantage sur les intentions des uns et des autres lors du sommet Obama-Medvedev en marge du G20 de Londres. Une normalisation des relations américano-russes aurait un effet collatéral: elle réduirait ce que Moscou et Washington ont souvent été pour l’Europe: un facteur de division.

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