Greta Thunberg a pris New York par la mer. Devant les cravatés de l’ONU, elle va répéter de sa voix fluette et monocorde sa supplique obstinée: «Entendez-vous ce que disent les scientifiques de l’avenir de la Terre? Qu’en faites-vous?» Quand son bateau est arrivé à quai, au bas de l’Hudson, la forêt amazonienne brûlait, Djakarta, capitale indonésienne, continuait de s’enfoncer dans sa baie, et l’ouragan Dorian prenait des forces au large de la Floride. De quoi étouffer les voix cyniques et hargneuses qui, en Europe, conseillaient à la gamine de retourner à l’école.

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