A quelques jours des élections, le président Emmanuel Macron a marqué sa volonté de maintenir un quasi-monopole de l’énergie nucléaire dans le mix de production électrique du pays. Grâce à cette stratégie, hors de l’emprise du gaz russe, l’indépendance électrique de la France a été portée en étendard. Certains politiciens se gaussent de la cruelle dépendance gazière de l’Allemagne dans une ambiance teintée d’Ukraine. Cependant, en regardant l’accès à la ressource uranium, Paris s’assoit sur une véritable bombe à retardement, qui a le potentiel de dérégler le système électrique européen.