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Une image du bonheur qui ravit les médias britanniques.
© FACUNDO ARRIZABALAGA

Revue de presse

Ô temps! suspends ton vol, un mariage princier se prépare à Londres

Le prince Harry convolera au printemps prochain avec l’actrice américaine Meghan Markle. Les médias britanniques sont aux anges

Toute la journée de lundi, ce ne fut qu’un chassé-croisé de tweets se rengorgeant de satisfaction entre le compte de Clarence House, la résidence du prince de Galles et de la duchesse de Cornouailles, et celui de Kensington, le palais de la reine Elizabeth II. C’est qu’enfin une bonne nouvelle tombait dans les travées d’un pays essoufflé par le spectacle de son piteux Brexit: le prince Henry de Galles (Henry Charles Albert David), 33 ans, plus couramment appelé prince Harry, allait enfin se ranger après des années de pitreries et quelques soirées bien arrosées, un brin dissolues. Mais tempérées par son prestigieux diplôme de pilote d’hélicoptère de l’Army Air Corps, après qu’il a tout de même aussi été officier des Blues and Royals et participé à la guerre d’Afghanistan en 2007.

Sonnez trompettes, un mariage est donc annoncé, celui du prince du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord – avec le prédicat d’altesse royale et en cinquième place dans l’ordre de succession au trône britannique, derrière son père le prince Charles, son frère aîné le prince William, duc de Cambridge, son neveu George et sa nièce Charlotte de Cambridge – qui a annoncé ses fiançailles avec l’actrice américaine Meghan Markle, 36 ans, avec un Royal Wedding prévu au printemps 2018.

«Ô temps! suspends ton vol, et vous, heures propices! Suspendez votre cours: Laissez-nous savourer les rapides délices. Des plus beaux de nos jours!» Et c’est ainsi que ces vers de Lamartine, une année après que deux tourtereaux eurent officialisé leur relation en mettant les choses au clair avec les médias qui les pourchassaient, revinrent hanter tout ce que le Royaume-Uni compte de presse ravie, enchantée, extasiée, rayonnante et aux anges face à la perspective de ce nouveau mariage princier à Londres.

Lire aussi: Le fantôme de Lady Di revient hanter les tabloïds britanniques (17.11.2016)

Alors passons en revue les news qui accompagnent l’event. La bague, d’abord. Elle a été confec­tion­née par le joaillier de la Couronne, Cleave and Company, lit-on dans le Daily Telegraph: «Cette dernière, en or jaune, présente trois diamants blancs. Les deux plus petites pierres proviennent d’une broche qui appartenait à Diana, tandis que la plus grosse est un diamant provenant du Bostwana, pays dans lequel le couple a fêté l’anniversaire de l’actrice l’été dernier. Le Daily Mail, entre autres, assure qu’Harry aurait dessiné lui-même le bijou», écrit 20 minutes.

Dans quelles circonstances, ensuite? Lundi en fin de journée, le couple a accordé un entretien à la BBC (à voir ci-dessus). Harry y a précisé avoir fait sa demande il y a quelques semaines en «posant un genou à terre» – précise le très distingué Times de Londres – alors que le couple s’affairait… en cuisine, peut-on lire dans le quotidien en ligne Independent.co.uk. «On essayait de faire rôtir un poulet, c’était une surprise incroyable, c’était tellement chou, naturel et très romantique», a expliqué Meghan. (On notera au passage l’usage du verbe «essayer», qui dit bien l’agilité aux fourneaux des trentenaires du premier quart du XXIe siècle.)

L’originalité de l’union, pour poursuivre, qui aurait été encore impensable il n’y a pas si longtemps, dit une passionnante tribune libre parue dans le GuardianS’il n’y a évidemment aucune ambiguïté sur le patrimoine génétique du fiancé, celui de sa promise est plus complexe, ce qui peut énerver quelques puristes. Point de vue détaille: «Fille unique de Thomas Markle, chef opérateur à Hollywood, et de Doria Ragland, employée dans le secteur social et professeur de yoga thérapeutique, Meghan naît à Los Angeles le 4 août 1981 et grandit au sein d’une famille unie, celle d’un couple mixte.» «Mon père est Caucasien, ma mère est Afro-Américaine. Je suis à moitié blanche, à moitié noire», expliquait-elle il y a une année. Boum.

«Comme une meute de chiens»

La Première de RTS en avait aussi parlé en novembre 2016, après que les médias se furent «jetés sur cette histoire comme une meute de chiens en quête d’un os», sur un ton «empreint de forts sous-entendus raciaux». Meghan serait «forcément une descendante d’esclaves», etc. «Le déballage» allant trop loin, le prince avait «réagi de façon quasi viscérale», et plutôt que de se livrer à «un réquisitoire» contre-productif contre les médias, il aurait peut-être été plus utile de choisir de «faire le dos rond en publiant par exemple une photo de leur couple heureux». Mais il a préféré «se battre pour une cause perdue d’avance»…

Les invités à la fête, enfin. Le Sun s’est essayé aux pronostics, dans un article déjà surtitré «Windsors vs Markles», question de faire un peu mousser la perspective de deux mondes qui devront se rencontrer mais qu’apparemment tout oppose. Chacun a ses favoris, et la liste est très longue, de Serena Williams à Sophie Grégoire Trudeau (avec son homme), en passant par l’oncle Andy (le frère de Diana), Pippa Middleton, les Beckham et peut-être même... le couple Obama! Mais à ce moment-là, en général, le chroniqueur royal décède... alors qu'il y aurait encore tellement à dire, my God!

Et maintenant? Selon Cosmopolitan, «Meghan Markle est prête à se jeter dans sa nouvelle vie. Elle a tourné son dernier épisode dans la série Suits le 17 novembre. Son nouveau job? Planifier son mariage royal. […] En attendant, l’actrice à la retraite va donc rejoindre son futur mari à Londres pour s’installer avec lui, dans son cottage de Nottingham. Un projet de longue date, puisque la jeune femme aurait déjà commencé à redécorer le lieu au printemps 2017…» Quels petits cachottiers. Ils nous feraient presque oublier que l’année sera belle, puisque au printemps 2018 également, Kate Middleton va donner naissance à son troisième enfant. Il faudra coordonner.

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