C’est ainsi qu’on les aime: obéissants. Ils le sont pendant cette crise sanitaire: portent le masque, respectent les gestes barrières, limitent les rencontres. Certains sont réticents ou moins braves, mais ni pires ni meilleurs que leurs aînés. Je parle des jeunes.

Les jeunes ne sont pas les personnes à risque face à la Covid-19. Cependant, pour le bien des autres, en particulier de leurs aînés, ils mettent leur vie entre parenthèses. A une période où le lien social revêt une importance majeure dans la construction de leur personnalité, nombre de leurs lieux de rencontre sont fermés. Ces restrictions sont sources de souffrances et de dépression. Le Service de pédopsychiatrie du CHUV a observé une augmentation de 60% des demandes d’hospitalisation durant l’été 2020 par rapport à l’année précédente et une hausse des tentatives de suicide. Les conséquences se feront sans doute sentir à long terme.