Les 10 000 prisonniers de Carandiru, le plus grand établissement pénitentiaire d'Amérique latine, sont fouillés après s'être rendus, lundi.

Les 7000 visiteurs qu'ils tenaient en otage ont été libérés. La mutinerie, qui s'était étendue immédiatement aux 23 autres prisons de l'Etat de Sao Paulo, s'est terminée partout lundi. Bilan total: entre 11 et 15 morts.

Les mutins protestaient contre leurs conditions de vie mais les caïds d'une mafia locale qui ont déclenché le mouvement, avaient leurs buts propres: se débarrasser de leurs adversaires et obtenir d'être regroupés.

Ces événements témoignent de la difficulté du contrôle dans un Etat où les prisons surpeuplées rassemblent la moitié des quelque 200 000 prisonniers brésiliens.

L'Eglise estime qu'il manque 130 établissements pour que les peines d'emprisonnement soient accomplies dans des conditions de décence. On compte on moyenne deux mutineries tous les trois jours au Brésil.

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