L’attention du grand public a largement été attirée vers les diagnostics alarmants de la récente contribution du Groupe de travail I au sixième Rapport d’évaluation du GIEC. Le document met également l’accent sur les objectifs de réduction d’émissions à atteindre pour respecter l’Accord de Paris. Alors qu’il n’est plus permis de douter de l’échauffement climatique ni du rôle que l’homme y joue, il est clair que les défis qui nous attendent sont considérables – ils sont néanmoins réalisables.

L’échauffement climatique affecte toutes les régions du monde. Chacune des quatre dernières décennies a successivement été plus chaude que toute décennie précédente depuis 1850. La température moyenne depuis le début du XXIe siècle est 0,99 degré* plus élevée que pendant la période 1850-1900 – un peu plus sur terre et un peu moins au-dessus des océans. La quasi-totalité de cet échauffement est due aux activités humaines et non pas à des causes naturelles telles l’irradiation solaire ou les éruptions volcaniques.