En amont de la conférence Building Bridges, qui aura lieu du 29 novembre au 2 décembre à la Maison de la paix, à Genève, Le Temps confie ses espaces dévolus aux opinions à Lore Vandewalle, professeure associée au département d’économie de l’Institut de hautes études internationales et du développement, qui a réuni une série de tribunes autour de la finance durable.

Les obligations thématiques ne datent pas d’hier. Les plus connues, les GSS (vertes, socialement responsables et durables), ont été développées par les marchés privés dès 2007. Avec l’essor des investissements durables, elles se sont popularisées, entraînant la création des principes des obligations GSS, un ensemble de normes volontaires régissant chaque catégorie. Ces normes, gérées par l’International Capital Markets Association (ICMA), promeuvent l’intégrité et la transparence des marchés des obligations GSS. Après une année 2020 mouvementée, les émissions d’obligations GSS ont doublé, voire triplé, au premier semestre 2021, dépassant toutes les prévisions.