Cela sonnait comme un cri du cœur au moment de l’élection d’Olivier Français à la Chambre haute. «C’est bien de voir qu’un homme de plus de 60 ans peut encore être élu au Conseil des Etats», a lancé un magistrat. Signe qu’il y a comme un malaise dans la génération des baby-boomers. Après l’avènement du parti d’Emmanuel Macron en France et l’émergence de profils issus de la diversité aux élections américaines, une nouvelle classe de politiciens – plus jeune, plus féminine – casse tout ce qui constituait jusqu’ici les stéréotypes du pouvoir. C’est la fin de la politique de papa. Il faudra s’y habituer au moment où le mouvement se propage plus loin, dans les entreprises et toutes les strates de la société.