C’est une chanson de Francis Cabrel intitulée In extremis (2015). Elle nous parle d’un génocide des oiseaux «voté par précaution», parce que «Tout ce chantier multicolore/Au fond, ça salissait la rue». Au-delà de son caractère métaphorique – l’auteur dénonce l’évolution de notre société qui tend vers l’uniformisation et réduit au silence ceux qui sortent du cadre – la chanson évoque une triste réalité. En seulement trente ans, 421 millions d’oiseaux ont disparu d’Europe pour une population totale estimée à 2 milliards d’individus. En tout, 275 espèces sont touchées.

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Les oiseaux des villes ne sont pas les plus menacés. Les corneilles, les merles et les pies trouvent d’ailleurs refuge en milieu urbain. L’effondrement observé concerne principalement les oiseaux des champs et des prés. Le paradoxe a souvent été relevé: les campagnes sont devenues silencieuses tandis qu’on entend le chant des oiseaux dans des quartiers urbains. Parmi les espèces en péril certaines sont emblématiques comme le coucou, l’alouette, la perdrix grise ou le chardonneret élégant. Ce sont toutefois les espèces communes qui sont le plus touchées.