Fin décembre, le secteur humanitaire apprenait l’interdiction faite aux femmes en
Afghanistan de travailler pour les organisations non gouvernementales, sur motif que
certaines avaient été vues exerçant leurs professions sans le vêtement imposé par le
gouvernement taliban. Il convient de noter que ce contexte n’est malheureusement pas un
cas isolé. Au Sahel, les ONG ont dû composer avec des contraintes liées à la mixité homme-
femme. Entre fin 2013 et 2014, des règles strictes avaient été édictées par des groupes
fondamentalistes dans le nord de la Syrie pour restreindre les déplacements des femmes. En
avril 2022, le gouvernement houti au Yémen avait imposé la règle du mahram, soit
l’obligation pour une femme de voyager accompagnée d’un tuteur masculin, grevant ainsi
les possibilités de déplacement pour un grand nombre de professionnelles yéménites.