«Le déni démocratique, c’est qu’un Appenzellois ait 43 fois plus de poids qu’un Zurichois.» Sur les réseaux sociaux et dans l’émission Forum de RTS-La 1re, il l’a dit et répété: Roger Nordmann, le président du groupe socialiste au parlement suisse, n’en peut plus que «les bourgeois s’énervent contre [ses] propositions de réforme de la majorité des cantons et prédisent quasi qu’elles causeraient la disparition de la Suisse. La répétition à haute fréquence de la messe fédéraliste est un indice de l’urgence de réformer.»

Oui du peuple, non des cantons. Voilà ce qui fâche pas mal de monde dans le rejet, au final, de l’initiative sur les entreprises responsables. Mais le respect des institutions, dans ce pays, a quelque chose de sacré. D’ailleurs, il faut relativiser, parce que pareil cas est rarissime dans l’histoire suisse. Il ne s’est produit qu’une seule fois. Il y a longtemps, en 1955, lors de la votation sur l’initiative concernant la protection des locataires et des consommateurs. Elle avait été acceptée par 50,2% des votants et refusée par 13 cantons et 4 demi-cantons.