«Les gondoles peuvent voguer sur les canaux de Venise, les amoureux jouer les «Roméo et Juliette» sur le balcon de Vérone et le Colisée de Rome ou les Musées du Vatican accueillent à nouveau les visiteurs», comme l’annonce Ouest France dans le langage fleuri de l’AFP. «Il Paese si muove», clame ce matin dans la foulée La Stampa de Turin. Car oui, c’est aujourd’hui mercredi qu’elle passe en force, l’Italie, bien qu’ayant été un des pays européens les plus touchés par le coronavirus – avec plus de 33 500 morts – et toujours à la merci de cette potentielle deuxième vague redoutée un peu partout.

13% du PIB à préserver

Mais Rome a jugé que la pandémie de Covid-19 avait suffisamment marqué le pas outre-Gothard, aux confins du Tessin notamment, là où tout a commencé en Europe il y a trois mois de cela: elle rouvre donc ses frontières aux touristes européens. Lesquels n’ont pas d’obligation de s’isoler, à moins qu’ils n’aient récemment voyagé dans un autre continent. Objectif: sauver cette industrie touristique transalpine (13% du PIB) qui est dévastée par la crise sanitaire surgie à la fin du mois de février 2020 en Lombardie, épicentre de l’épidémie sur le Vieux-Continent.