Chaque matin, Nadarajah Kirupananthan revêt son gilet orange sur lequel est inscrit «Justice for Tamil genocide» et se poste sur la place des Nations avec ses quatre compagnons. Ils filment, de l’autre côté de la route, derrière la grande grille, le Palais des Nations en expliquant leurs revendications: le Sri Lanka doit répondre de ses crimes de guerre devant la Cour pénale internationale et le Tamil Eelam, le «pays tamoul», doit obtenir l’indépendance. Les séquences sont postées sur Facebook, WhatsApp et des chaînes vidéo de la communauté tamoule en exil. Des images tournées à Genève, devant l’ONU, qui font le tour du monde.