Une fois par semaine cet été, la revue de presse quotidienne du «Temps» s'est parée de couleurs historiques en allant faire ses emplettes sur le site LeTempsArchives.ch, qui regroupe les collections numérisées du «Journal de Genève», de la «Gazette de Lausanne» et du «Nouveau Quotidien». Pour faire résonner un fait d’actualité contemporain avec un autre, puisé dans le passé.

Episodes précédents:

A la fin des années 1980, les héroïnomanes y étaient légion. Les autorités avaient décidé d’autoriser l’utilisation et la vente de produits illicites au parc Platzspitz afin de contenir le problème croissant de la drogue à Zurich. Des aiguilles propres avaient même été distribuées aux toxicomanes.

Et puis tout a foiré en une dizaine d’années. Trafiquants et consommateurs de drogue sont arrivés de toute l’Europe, le crime est devenu monnaie courante dans la boue du «Needle Park». Les journaux et télévision du monde entier s’y sont intéressés, l’UDC zurichoise en pleine ascension blochérienne, était hors d’elle, les autres partis simplement déboussolés. C’est cet épisode innommable de l’histoire suisse que Pierre Monnard vient rappeler ces jours-ci avec Les Enfants du Platzspitz (Patzspitzbaby), un film bouleversant.