Revue de presse

Paradeplatz doit rester suisse, Tidjane Thiam l’a payé de sa personne

Après la démission forcée du directeur de Credit Suisse, les commentateurs font état d’une culture de la paranoïa à Zurich et d’une forme de racisme contre le Franco-Ivoirien débarqué

On s’y attendait depuis septembre 2019, mais encore bien davantage depuis le début de cette semaine. C’est fait. Credit Suisse a annoncé ce vendredi matin à 7h la démission de son directeur général, Tidjane Thiam, qui sera remplacé par Thomas Gottstein à la tête du groupe éclaboussé depuis plusieurs mois par un scandale de filatures. Il quittera ses fonctions dans une semaine, le 14 février, après la présentation des résultats annuels de la banque, a indiqué le numéro deux du secteur bancaire helvétique dans un communiqué.


A lire aussi:


«Ce n’est pas seulement le timing qui est étrange. Il est également surprenant que cette communication officielle ne mentionne aucune raison à cette séparation», commente à Zurich le Tages-Anzeiger. C’est que «la pression était devenue sans doute trop forte», estiment Les Echos. Mais cela reste «renversant pour un dirigeant qui a pourtant été soutenu par des actionnaires clés», selon Bloomberg. «Ce qui risque de les fâcher», lance le Financial Times (FT).