Le Conseil fédéral devrait adopter ce mois encore sa stratégie sur la Chine. Celle-ci ne s’inscrira pas sur une page blanche. En fait les relations bilatérales se sont intensifiées au cours des 70 dernières années. On dénombre pas moins de 30 accords bilatéraux de portée politique ou technique conclus entre les deux pays. Il existe une multitude de rencontres instituées, de dialogues structurés, de comités mixtes touchant aux droits de l’homme, à l’environnement, aux dossiers fiscaux, à l’économie, y compris la protection des investissements et la double imposition, ou à la propriété intellectuelle.

Ces textes fixent les paramètres dans lesquels la nouvelle stratégie se déploiera. Deux d’entre eux revêtent une importance particulière: l’accord de libre-échange de 2013, qui a sa logique propre, et le protocole d’accord du 25 septembre 2007, qui jette les bases du dialogue et de la coopération entre le Conseil fédéral et le gouvernement de la Chine et institue un véritable partenariat stratégique. Dans ce document, signé par Micheline Calmy-Rey et Yang Jiechi à New York, la Suisse réaffirme le principe d’une seule Chine et déclare s’opposer à tout mouvement d’indépendance de Taïwan.