Revue de presse

«Parasite» de Bong Joon-ho casse tous les codes des Oscars, à commencer par celui de la langue

La 92e cérémonie de l’Academy va rentrer dans les annales et peut-être même faire sauter la barrière des sous-titres aux Etats-Unis. Elle a vu triompher le film sud-coréen dimanche, qui a raflé pas moins de quatre statuettes parmi les plus prestigieuses. Le signe que quelque chose est (enfin) en train de changer du côté d’Hollywood

Il avait déjà remporté la Palme d’or à Cannes l’an dernier, et bien d’autres récompenses encore, «plus de 50 trophées en dix mois», en fait, précise le Korea Herald: le film Parasite, du réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho, est entré dimanche dans la légende des Oscars, disent les agences de presse, en devenant le premier long métrage en langue étrangère à obtenir le prix du meilleur film, récompense phare d’Hollywood. «On dirait qu’un moment très important dans l’histoire est en train de se jouer», s’est exclamée sur scène la productrice du film, Kwak Sin-ae, applaudie par tout le gratin de l’industrie du cinéma.


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Parasite a déjoué de façon fracassante les pronostics qui voyaient plutôt un couronnement pour 1917, du Britannique Sam Mendes. Signe de l’engouement des professionnels, le film a aussi reçu l’Oscar du meilleur scénario original, tandis que Bong Joon-ho a été sacré meilleur réalisateur. Mélange de thriller, de comédie familiale déjantée et de satire sur les inégalités sociales, il a également été primé dans la catégorie du meilleur film international, auparavant baptisée meilleur film en langue étrangère.