Le poète, j’ai déjà dû vous le dire, revendiquait il y a bien longtemps le droit de se contredire et celui de s’en aller. En toute situation, pour n’importe qui et quel que soit le contexte, la possibilité de dire noir, puis blanc, puis de claquer la porte. Deux droits inaliénables aussi fondamentaux que les autres, et pourtant systématiquement oubliés par le Code.

Il n’avait pas tort, le poète. Ne pas garantir nommément à celui ou celle qui le souhaite le droit absolu de tâtonner ou de passer à autre chose revient à instaurer une obligation de constance et de conséquence de tous les instants, difficilement compatible avec la nature intrinsèquement foutraque de la condition humaine.