Lionel Bovier, le directeur du Musée d’art moderne et contemporain (Mamco) de Genève, parle d’art comme personne. Il sait vous ouvrir aux arcanes des travaux les plushermétiques, en révéler l’intention et en éclairer le sens. Quand on suggère que certaines des œuvres qu’il expose sont tout de même difficiles d’accès, il réplique que l’appréciation de l’art est question de références. Le passé avait lui aussi ses codes. En somme, il ne serait pas plus ardu d’aimer Joseph Beuys que Leonard de Vinci, pourvu qu’on nous en donne les clés.