(in)culture

Parlons, parlons de Prefab Sprout

N’attendons pas de devoir écrire son éloge funèbre pour saluer le génie de Paddy McAloon, qui défend depuis près de quatre décennies une certaine idée de la pop britannique

Tout le monde a un jour ou l’autre entendu It’s My Life et Such A Shame. Peu de monde était par contre véritablement conscient de l’importance de Talk Talk dans l’histoire de la musique britannique. Et pas grand monde, enfin, ne connaissait Mark Hollis, songwriter de génie qui aura passé l’essentiel de sa carrière à chercher l’ombre, là où un Morrissey s’est toujours rêvé en Icare.

Mark Hollis est mort cette semaine, il avait 64 ans et n’aura enregistré que cinq albums avec Talk Talk, plus «un album solo brillant et discret, comme, déjà, un dernier souffle», a écrit un collègue dans son hommage au Londonien. Apprendre sa disparition m’a fait penser à son compatriote Paddy McAloon, de deux ans son cadet. Un musicien tout aussi discret, précieux lui aussi, leader d’un groupe qui aurait pu devenir énorme mais a le plus souvent évolué loin des modes, loin des stades et des magazines branchés: Prefab Sprout.