La confiance est indispensable pour que le service public puisse se déployer en ligne. Demander une bourse d’études ou une aide sociale, remplir sa déclaration d’impôt, et demain accéder à son dossier judiciaire ou à son dossier médical, voire même voter, nécessite que l’identité des personnes puisse être garantie. Dans le monde «physique» l’Etat et les citoyens peuvent compter sur une administration fiable qui délivre des cartes d’identité et des passeports crédibles. De même nous avons besoin d’une garantie fiable de l’identité dans le monde numérique. Le canton de Vaud produit déjà gratuitement un tel «moyen d’identification électronique», une «e-ID», fiable et sécurisé aux citoyens qui en ont besoin.

Ces intermédiaires sont-ils vraiment nécessaires pour que le citoyen puisse accéder aux prestations de service public?

Ces intermédiaires sont-ils vraiment nécessaires pour que le citoyen puisse accéder aux prestations de service public?

Malheureusement, la loi fédérale sur les services d’identification électronique (la loi e-ID) veut confier la production et la vente des passeports électroniques (e-ID) à des entreprises privées. Sont déjà en piste: Credit Suisse, UBS, AXA, la Vaudoise, CSS Assurance, La Poste, Swisscom, et bien d’autres banques et assurances regroupées dans le consortium SwissSign. Une fois la loi entrée en vigueur, Facebook, Microsoft, Apple ou Amazon pourraient aussi entrer sur ce marché.