Quel crédit apporter à la suggestion de la NZZ selon laquelle Elisabeth Baume-Schneider (EBS), conseillère aux Etats des Franches-Montagnes jurassiennes, a été portée au Conseil fédéral par sa campagne de séduction («Mission Honigkuchenpferd»)? Qu’elle ait du cœur (ce qui est évident), son rayonnement positif, sa bonne humeur et sa «gaieté jurassienne» (une citation d’EBS) suffisent-ils à expliquer son entrée au gouvernement fédéral? Est-ce vraiment les moutons à nez noir, devenus célèbres dans tout le pays, qui peuplent la propriété de la «fille de paysan» Elisabeth Schneider, assistante sociale puis conseillère d’Etat, à l’orée de la forêt des Breuleux, et sa maîtrise confortable du Bärn-tütsch paternel qui ont convaincu le lobby le plus puissant sous la coupole du Palais fédéral, l’intergroupe des paysans, et lui ont ouvert la voie vers le Conseil fédéral?