Il faut faire davantage pour les pays pauvres, l'environnement, la santé, l'éducation, le commerce international. Si l'on écoute les différents groupes d'intérêts, l'addition sera si lourde qu'aucun problème ne sera résolu. Car les ressources sont limitées. L'urgence consiste donc à établir des priorités, moins en termes de problèmes à résoudre qu'en fonction des solutions disponibles et de leur rapport coûts/bénéfices. C'est l'approche adoptée par Björn Lomborg, l'une des 100 personnalités les plus influentes au monde, selon le magazine Time, et par les experts réunis au sein du «consensus de Copenhague». Des économistes, académiciens (dont les Suisses Charles Wyplosz et Bruno S. Frey) et prix Nobel présentent l'état des connaissances parmi dix défis sélectionnés, discutent des alternatives, établissent une synthèse. Les travaux placent la maîtrise des maladies contagieuses en priorité absolue, l'environnement en queue de liste et essuient une pluie de critiques. A tort.

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