Chronique éco Météo

Percée sur le front de l’e-mobilité

Prévisions incertaines. Le canton de Fribourg compte à ce jour 50 utilisateurs de voitures électriques. C’est une goutte d’eau dans l’océan. A quelle vitesse ces véhicules plus «durables» (je trouve ce mot insipide mais je l’utilise quand même, allez comprendre pourquoi) remplaceront-ils les modèles thermiques sur le sol helvétique? Le vent du changement soufflera très modérément. Pourtant, cette semaine, ils sont plusieurs à avoir pris ce pari sur l’avenir. Ainsi en est-il de Groupe E, qui veut montrer l’exemple de l’e-mobilité. Le groupe électrique vient d’inaugurer sa carte MOVE, donnant accès à un réseau de recharge d’une dizaine de bornes sur les cantons de Neuchâtel et Fribourg. Si pour l’heure, le courant est offert, tout comme la carte, il serait toutefois naïf de croire que le groupe n’a pas de visées commerciales derrière ce projet. Je parie à mon tour que les pétroliers équiperont tous leurs stations-service sur les aires d’autoroute de bornes à recharge rapide (environ 15 à 20 minutes), s’offrant par la même occasion une clientèle captive. Donc ouverte à la consommation, d’un café ou d’un journal, voire plus.

La société jurassienne Tellis de Pascal Bourquard mise également sur l’autopartage vert en location. Après six villes du Jura et du Jura bernois, c’est cette PME qui gère le nouveau service proposé aux étudiants de l’EPFL et de l’EHL. Vous ne la connaissez pas? Pourtant, vous avez tous dans votre porte-monnaie un objet réalisé à Glovelier par Biwi, une société de la holding familiale de cet industriel: votre carte d’identité. «Il est original, mais visionnaire», glisse une source proche de ce patron atypique.

Brise de honte. Visionnaire, Stefan Kudelski le fut certainement, à en lire tous les hommages et éloges qui se sont succédé dans les médias depuis l’annonce de son décès. J’avoue toutefois que mon visage s’est quelque peu voilé de honte lorsque je me suis rendu compte que je n’arrivais pas à dire précisément l’objet dont la paternité lui a valu sa renommée. C’est désormais enregistré.

■ Front neuf pour les start-up. Si vous ne la connaissez pas encore, je vous conseille de découvrir la plateforme startupmonitor.ch, qui offre une carte intéressante de toutes les jeunes pousses du pays. Combien y en a-t-il? Quelles difficultés financières rencontrent-elles? Quel est leur impact économique? C’est à ce type de question que cette initiative proposée par un consortium (CTI, Avina Stifung, Université de Saint-Gall, etc.) entend apporter des réponses à l’avenir. Pour ceux qui hésitaient à participer au prochain Start-up week-end à Lausanne, c’est trop tard, les 140 places ont toutes trouvé preneur.

Publicité