Aux Etats-Unis, le socialisme est un gros mot, je ne vous apprends rien. Un socialiste, dans le logiciel américain, c’est un type qui veut vous décapiter, voler vos bœufs et manger vos enfants. Ou pire, un Français avec les ongles sales et une haleine de cendrier.

En Europe, rien à voir. Théoriquement, les socialistes jouent à domicile, les souliers bien plantés dans la glaise de l’Histoire. Je dis théoriquement parce que, depuis quelque temps, ça se complique un peu partout sur le continent. Un socialiste, pour un Européen, c’est en train de devenir un souvenir ému. Y compris et surtout pour un Français. «A force de m’être cherché, c’est toi que j’ai perdu», susurrerait Barbara à feu l’électorat du PS, si elle était là pour résumer la situation.