Les histoires d’amour finissent mal en général, prétend la chanson. En 2016, l’OPEP et l’Arabie saoudite avaient convié la Russie à marier leurs efforts afin de maintenir les cours du pétrole. Vendredi dernier, l’alliance a volé en éclats. Mis à mal par le coronavirus et une chute de la demande, Riyad avait proposé une réduction supplémentaire de production de 1,6 million de barils par jour. Moscou a refusé. La scène de ménage a fait dégringoler les cours. La décision russe s’appuie sur deux facteurs. Premièrement, alors que l’OPEP et la Russie unissent leurs efforts afin de stabiliser l’offre et la demande, les diminutions de production sont immédiatement compensées par le schiste américain, au point d’en extraire plus de 9,5 millions de barils par jour.

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