Plusieurs essayistes de renom tentent déjà de réfléchir à ce que sera le monde de demain et de tirer les leçons de la pandémie. La prise en compte plus marquée de l’urgence climatique, le «découplage» des économies mondialisées, les conséquences de la globalisation et de la numérisation sont autant de thèmes abordés. Yuval Noah Harari, l’auteur de Sapiens, est l’un d’entre eux, qui voit la civilisation occidentale subissant la tentation autoritaire, née de l’échec apparent des démocraties à écarter le danger, quitte à enfermer les populations d’autorité chez elles. Le système chinois serait-il mieux adapté aux besoins actuels, y compris pour ce qui est du recours systématique à la surveillance électronique des personnes, sans contrôle démocratique? La crise peut aussi entraîner un repli nationaliste alors qu’en fait seule une solution mondiale permettra de résoudre un problème mondial (Financial Times, 21 mars 2020).

Lire à ce propos: Le monde après le coronavirus, vu par Yuval Noah Harari