«Climat: paniquer moins, réfléchir davantage»: cette chronique de Philippe Nantermod publiée dans Le Temps n’en finit pas de faire des vagues. Pourtant ce n’est pas la première fois que le conseiller national PLR émet des réserves en matière d’environnement. Il y a quelques semaines déjà, il signait «Une taxe pour le climat plutôt que pour la conscience» ou encore «A Berne, le grand cirque climatique».

C’est que le débat sur l’écologie est récemment devenu brûlant au sein du PLR depuis le revirement tactique de sa présidente, Petra Gössi, en réaction aux manifestations des jeunes pour le climat. Les élections fédérales d’octobre approchent et le parti cherche à rattraper son retard sur un terrain majoritairement occupé par la gauche. Alors que certaines franges libérales-radicales – à l’instar du Neuchâtelois Damien Cottier – tirent la sonnette d’alarme, Philippe Nantermod est vu comme un réactionnaire, un brin conservateur.