Les montagnes tessinoises sont prises d’assaut par des touristes en mal d’exotisme, et pas toujours respectueux en matière de gestion des déchets. C’est ce que racontait il y a quelques jours notre correspondante au Tessin. Et en effet, découvrir que certains rochers surplombant les eaux fraîches et cristallines de la Maggia ou de la Verzasca sont devenus des poubelles a quelque chose de profondément désespérant.

Le Tessin, j’en reviens. Je ne pouvais décemment pas passer l’été sans traverser cette Piazza Grande qu’en temps normal j’arpente début août des dizaines de fois, courant d’une salle de cinéma à l’autre, d’un rendez-vous à ma chambre d’hôtel, transformée en bureau éphémère. En mai, j’écrivais dans cette même colonne que ne pas être à Cannes, ne pas y découvrir une quarantaine de films qui auraient dû me donner un aperçu de l’année cinéma 2020, m’avait provoqué un léger pincement au cœur. Mais j’étais vite passé à autre chose. Avoir éprouvé physiquement une Piazza sans écran géant, sans la promesse de ces séances de gala pouvant réunir jusqu’à 8000 spectateurs, c’est tout autre chose. Je l’avoue, ça m’a franchement retourné l’estomac.