Planète Finance

Pied marin et pieds sur terre

Les marchés financiers ne croient pas à une montée du protectionnisme. Les acteurs du commerce mondial, si

Si l’administration Trump taxe les produits chinois à hauteur de 10%, les exportations chinoises vers les Etats-Unis chuteraient de 25%, selon des estimations de Goldman Sachs. La croissance chinoise perdrait un point de pourcentage et la croissance américaine, un quart de pourcent. De quoi largement peser sur la conjoncture mondiale et les échanges internationaux.

Logiquement, les secteurs qui en pâtiront le plus devraient avoir été châtiés en bourse. La marine marchande, pour commencer. Mais l’indice MSCI All-Country Marine s’est apprécié de quelque 14% depuis l’élection de Donald Trump, relève LGT Capital Partners. Le groupe des valeurs marines a battu les autres indices MSCI, mais aussi les petites capitalisations américaines, qui devraient pourtant être les grandes bénéficiaires d’un protectionnisme renforcé.

Ce qui laisse deux options: soit la croissance économique accélérera malgré les obstacles au commerce international (et dans ce cas, Goldman Sachs se sera trompé), soit les marchés ne croient simplement pas aux promesses protectionnistes de Trump.

Mais l’acteur le mieux renseigné sur ces questions est peut-être Moller-Maersk. L’armateur danois se dit très inquiet des risques de guerre commerciale entre Pékin et Washington. Non seulement le numéro un mondial des porte-conteneurs a le pied marin, mais par rapport à Goldman Sachs et aux marchés, il a aussi probablement davantage les pieds sur terre.

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