Si on devait personnifier la notion de maladresse, c’est le visage de Pierre Richard qu’on lui donnerait. La manière dont le comédien a réussi à imposer un type de personnage comique, celui de l’éternel distrait qui peut semer le chaos mais aussi, sans s’en rendre compte, accomplir de grandes choses méritait bien ce César d’honneur qui lui a été décerné en 2006. Même s’il aurait été plus audacieux pour «la grande famille du cinéma français» de lui remettre un César du meilleur acteur… Si ce n’est qu’il n’a jamais été nommé. Car l’art de faire rire, dont on répète à l’envi qu’il est plus périlleux que celui de faire pleurer, est encore trop souvent marginalisé.

Chronique: L’art périlleux de faire rire