La séparation actée, le Royaume-Uni de Boris Johnson se projette dans un avenir en rupture totale avec son passé européen.

J’appartiens à la génération dont la vision du futur s’énonçait par l’expression «plus jamais ça». Les «horreurs de la guerre» étaient le passé, nous étions en très grand nombre depuis 1946 à vouloir les réparer et éteindre les instincts barbares qui les avaient provoquées. La réconciliation franco-allemande dessinait un horizon d’avenir pacifique. Le Traité de Rome lui donnait de la substance économique. La séquence du temps était confortable: le passé était à passer, le futur existait, le présent y travaillait avec confiance.